Où va notre environnement ? La mutation anthropocénique et la politique industrielle

CONTEXTE

Face à la crise de confiance en la démocratie, au regard de la montée en puissance des systèmes techniques et bureaucratiques, vue la demande des concitoyens d’un mode coopératif accentuée par les nouvelles technologies, l’enjeu aujourd’hui pour les maires de terrain, leurs collaborateurs et cadres territoriaux est de porter et d’incarner un projet politique qui fasse sens pour leurs concitoyen-ne-s en se traduisant par actes concrets.

Dans cette optique, les maires sont les animateurs mais aussi les fédérateurs de la cité en déployant des pratiques politiques orientées selon des valeurs partagées en vue du bien commun des citoyen-ne-s. Dès lors, il s’agit d’accompagner en les formant ces femmes et hommes politiques de premier plan afin de créer les conditions du succès de leurs décisions auprès de leurs administré-e-s.

A cette fin, il s ‘agit de saisir précisément les tenants et aboutissants de la mutation anthropocénique et de la politique industrielle.

OBJECTIFS

– Nourrir conceptuellement et structurer la réflexion, la vision, les intuitions, les discours,

– Faire les « pas de côté » pour saisir autrement le monde complexe et incertain dans lequel nous vivons,

– Bénéficier des recherches scientifiques de sciences humaines pour mieux saisir notre société en pleine mutation,

– Opérer une prise de recul, c’est-à-dire « décoller le nez du guidon » pour mieux discerner les enjeux et repérer les « points de passage » pour débloquer des situations,

– Faire face et comprendre les crises en apprivoisant l’incertitude,

– Prendre des décisions en connaissance de causes mais également en connaissance de… « risques »,

– Incarner des valeurs dans des postures et attitudes et fabriquer de l’adhésion autour de lui pour qu’il fasse autorité auprès de toutes et tous.

Bref : donner du sens à toutes ses décisions et actions. Connaître les compétences et dispositifs

Trois types de compétences sont visés par les objectifs que les outils pédagogiques mis en œuvre lors de cette formation :

– Compétence théorique : maîtriser les connaissances essentielles et appliquées au mutations profondes la société en acquérant des connaissances historiques, sociologiques, politiques, économiques, anthropologiques, juridiques, géographiques, géopolitiques, étymologiques et philosophiques,

– Compétences analytique et pratique : élucider et savoir lire les faits d’actualité à l’aide de clés de lecture et d’outils d’analyse permettant d’analyser les grandes tendances de notre société et de comprendre tant le vocabulaire que les processus à l’œuvre ainsi que les nouveaux comportements en jeu,

– Compétence réflexive : réfléchir et développer un esprit critique en permettant de saisir la complexité tant des pratiques sociales que des enjeux politiques, sociologiques, économiques et culturelles se déployant au cœur de nos sociétés contemporaines.

PROGRAMME

La formation sera interactive alternant des mini-conférences inspirantes, des questions réponses ainsi que des temps d’appropriation et des discussions à « bâtons rompus ». L’enjeu est, d’une part, l’appropriation par les élu-e-s des enjeux politiques, sociétaux, économiques et culturels aussi bien en termes de savoirs, de concepts et de contenus et d’autre part, le traitement rigoureux des problématiques et questionnements d’actualité.

En étant interpersonnelle et interactive, la formation permettra aux élu-e-s de performer ses connaissances et sa conception de l’action politique sans oublier sa posture de leader local et régional.

  1. La mer dans son immensité » (Fernand Braudel) : l’Anthropocène
    1. De l’holocène à l’Anthropocène
      1. La fin du mythe cartésien
      2. De l’Holocène à l’Anthropocène
      3. L’Anthropocène : miroir de notre condition humaine
    2. La délicate datation de l’Anthropocène
      1. Que penser de l’Anthropocène ?
      2. Les sept datations possibles
      3. Quels enseignements en tirer pour nous ?
  2. « La vague de fond » (Fernand Braudel) ou la houle : l’économie circulaire
    1. De plusieurs définitions aux caractéristiques communes
      1. Un concept pour penser l’humanité et la biosphère
      2. Plusieurs définitions
      3. Au-delà des définitions
    2. De la clé de l’économie circulaire aux sept champs d’action
      1. Le déchet
      2. Trois domaines interdépendants
      3. Les sept champs d’action de l’économie circulaire
    3. La situation de la législation en France
      1. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV) du 15 août 2015
      2. Les sacs plastiques : la catastrophe écologique
      3. Les sacs plastiques : une action législative
  3. « Les vagues que les marées soulèvent » (Fernand Braudel) ou les oscillations : l’écologie industrielle territoriale
    1. Une définition laborieuse à élaborer
      1. Une origine anglaise
      2. Une proposition française
      3. « Économie verte » ou « circulaire » : une approche systémique
    2. Les enjeux, les objectifs et la limite de l’écologie industrielle et territoriale
      1. Deux enjeux président l’écologie industrielle et territoriale
      2. Trois objectifs principaux
      3. L’effet rebond : la limite de toute écologie industrielle et territoriale à analyser et conjurer
    3. Vers une nouvelle gouvernance locale à l’écologie industrielle et territoriale ?
      1. Un gage d’efficacité : la vison et l’animation des pouvoirs publics
      2. Un système de gouvernance et de coopération
      3. Des dispositifs existants

Remise de notes

o Note synthétique en trois parties : Conjoncture /Structure/Limites ou plan « CSL » (École Normale supérieure « Ulm »),

o Cette remise de note permet aussi une discussion sur l’actualité du sujet et d’envisager une approche prospective.

Public : élu(e)s, collaborateurs d’élu(e)s, cadres territoriaux

Pour plus de renseignement ou échanger avec un consultant spécialiste, contactez-nous au 06 62 93 01 89 ou envoyez-nous un mail à erwan.huchet@savoirspublics.fr .

Clause de confidentialité

Au regard des sujets considérés, le formateur s’engage à une confidentialité intégrale. Celle-ci est le socle de la relation de confiance tissée entre lui et les élu-e-s, leur permettant d’apprécier et de considérer tous les sujets jugés utiles pour l’accomplissement de ses missions en tant qu’élu, dépositaire local de la souveraineté du peuple.

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